Voir le PS prendre la défense de Cohn-Bendit était ecoeurant, pas étonnant. Voir en revanche l'UMP, par simple haine de Bayrou, se mettre à proteger l'anarchiste allemand, était tout bonnement grotesque. Tous plus malhonnètes les uns que les autres, Xavier Bertrand, Michel Barnier, ont usé des arguments les plus ridicules contre Bayrou ("poujadiste", etc.), tout en tressant des lauriers à Cohn-Bendit, un "vrai européen" selon eux.
Pour rappel, Cohn-Bendit est un ancien leader de mai 68, fier d'avoir, à cette époque, pissé sur la tombe du soldat inconnu; il a continué sa brillante carrière en sortant une flopée d'ouvrages à caractère libertaire, au sein desquels il a notamment raconté ses expériences sexuelles avec des petits enfants. Ce qu'il a justifié par la suite par une volonté de "choquer le bourgeois"; manifestement un échec, puisqu'il est devenu la coqueluche de toute la bourgeoisie française. Recemment, il a eu l'occasion de faire parler de lui en faisant le clown au Parlement Européen à propos des JO chinois, appelant notamment à "foutre le bordel à Pékin".
Et c'est cet individu que l'UMP s'est mise à défendre bec et ongle; on se dit décidemment, que ceux qui se proclamment les héritiers du gaullisme et des valeurs de droite sont tombés bien bas... Mais en même temps, cela ne fait que corroborer ce que dénonçait le président du MoDem: la proximité entre l'UMP et "Dany le Rouge".
Notons par ailleurs la partialité durant l'émission d'Arlette Chabot, émission au cours de laquelle Marine Le Pen, François Bayrou et Mélenchon se sont retrouvés unis dans leur critique du traitement médiatique de la campagne.
Quand à François Bayrou, espérons que cette mésaventure lui ouvre les yeux sur celui aux cotés duquel il avait défendu la Constitution Européenne au printemps 2005...
Ci-dessous, sans grand rapport: un petit débat sympa sur les européennes; les candidats affrontent ici une bande de lycéens bobos du Lycée Balzac. Durant la seconde partie de l'émission, ces derniers ont d'ailleurs été particulièrement odieux avec le représentant du FN, Gollnish, l'un d'eux (Léo, grand lecteur par ailleurs de Charlis Hebdo) l'ayant même traité d'idiot...
Quelques moments plaisants: à 51 minutes 30, Mélenchon excédé remet l'un d'eux en place. A 60 minutes 30, l'un des intervenants semble ignorer l'importance du traité de Lisbonne dans le débat européen.



