Pourquoi la Gay Pride est condamnable

Pourquoi la Gay Pride est condamnable

Je sais que j'écris cet article un peu tardivement, puisque cela va bient faire une semaine que la Gay Pride a eu lieu; mais je n'avais pas eu le temps de donner mon avis dessus auparavant. Et comme, chaque année, je dois justifier mon opposition à ce genre de rassemblement, j'ai décidé, une bonne fois pour toutes, de clarifier ma position dans un article.

Déja, le terme de "Gay Pride" me déplait très fortement; n'y-a-t'il pas des mots en français qui pourraient traduire ce terme, au lieu de reprendre stupidement une expression anglo-saxonne? Au-dela même de cette insulte à la francophonie, il serait très interessant de voir ce que donnerait, traduit en français, ce terme. Ce serait quelque chose de l'ordre de "fierté homosexuelle". Et c'est la le premier point qui bloque.


Que ce soit la "fierté gay", "marche des fiertés", ou autre, une question se pose: mais de quelle fierté parle-t-on?
Il n'y a en réalité absolument aucune raison d'être fier d'être né homosexuel. Ou hétérosexuel d'ailleurs. Ou blanc. Ou noir. Ou homme. Ou femme. En effet, ce sont la des caractéristiques que l'on ne choisit pas, que l'on acquiert pas, qui sont innée. Comment, alors, être fier de ce que l'on a pas choisi?
Si l'on généralise le principe de la "fierté homosexuelle", alors va-t-on bientôt voir des défilés de gens fiers d'être noirs? d'être blancs? d'être grands, blonds aux yeux? Est-ce que ce n'est pas le premier pas en direction d'un système ou l'on serait fier, non plus de ce que l'on fait, de ce que l'on défend (idées et valeurs politiques, acte de courage, talent en sport, nationalité, religion...), mais juste de ce que l'on est (homosexuel, hétérosexuel, homme, arabe, blanc...)? Ce qui signifie très simplement que la valeur d'un individu ne serait plus determiné par ce qu'il fait de sa vie, mais par sa simple naissance. Un principe qui, pour ma part, me laissera toujours dubitatif.

Je suis fier d'être un bon cycliste, de bien jouer à Call Of Duty, d'être ouvert (je pense), d'être français; en revanche, je ne suis fier, ni d'être blanc, ni d'être hétérosexuel, ni d'être un homme. Ce sont des caractéristiques que je n'ai pas choisi, je n'ai donc aucun mérite, ni aucune honte d'ailleurs, à les avoir.


On me dira que je me formalise trop sur le principe de "fierté homosexuelle"; que si l'idéologie de cette manifestation est originellement viciée, beaucoup de gens n'y adhèrent pas. Et que la plupart des participants entendent avant tout lutter contre l'homophobie. L'ennui, c'est que sur un plan concret, l'objectif n'est pas atteint, bien au contraire!


Je sais que beaucoup de gens de bonne foi se rendent à la "Gay Pride", pensant lutter contre l'homophobie et l'intolérance; l'ennui, c'est que cette manifestation est, en réalité, probablement une des plus homophobes au monde.
De quoi souffrent les homosexuels aujourd'hui? Principalement d'une chose: les préjugés. Or, est-ce qu'une manifestation qui prétend représenter les homosexuels, et où gros tatoués en strings de cuir côtoient des types maquillés et recouvert de plumes peut lutte efficacement contre ces préjugés? Bien evidemment, non, et elle contribue au contraire à les renforcer! J'ai déja eu l'occasion d'entendre plusieurs amis homosexuels se plaindre de la "Gay Pride", et la dénoncer beaucoup plus vigoureusement que moi, estimant qu'elle les ridiculisait, en en donnant l'image d'une communauté à part, complètement hystérique, déguisée, maquillée, provocatrice. Quelle aubaine que la "Gay Pride" pour les homophobes et leurs préjugés!
Les homosexuels ne réclament pas le droit à la différence, mais à l'indifférence. Ils ne veulent pas être représentés comme une bande de "folles" emplumées et maquillées, mais comme ce qu'ils sont: des individus totalement semblables à vous et moi, qui partent travailler en costard-cravate, qui vont se promener en jogging, qui ne restent pas cloitrés entre eux. La seule différence entre eux et moi, c'est qu'ils ne se retournent pas sur les filles dans la rue. Alors pourquoi chercher absolument, comme le fait la "Gay Pride", à en donner une image totalement délirante, celle d'une communauté hystérique et spécialiste d'accoutrements grotesques?



Si demain avait lieu une marche de la "fierté banlieusarde", ou se cotoiraient bombes à tags, rappeurs vulgaires et dealers, je me sentirais (en tant qu'habitant de banlieue) gravement insulté. De même, la majorité des homosexuels ne peuvent que se sentir humiliés de voir qu'au sein d'une manifestation censée les représenter, se retrouvent les pires clichés véhiculés sur eux. Pour cette raison, par respect pour les centaines de milliers d'homosexuels qui ne demandent qu'à vivre tranquillement leur vie, et parcequ'on ne peut être fier d'une caractéristique que l'on n'a pas choisie sans dériver vers le communautarisme, je pense que la "Gay Pride" devrait être fermement condamnée par l'ensemble des forces républicaines françaises.
# Posté le mercredi 01 juillet 2009 06:49

Peut-on encore parler d'ouverture?

Peut-on encore parler d'ouverture?
Il était évident que Christine Albanel sauterait avec le désastre Hadopi, et l'on ne va pas s'en plaindre. Il était moins facile de prévoir qu'elle serait remplacé par Frédéric Mitterand, neveu de François, ce qui a fait dire aux journalistes que Nicolas Sarkozy continuait sa politique d'ouverture.
Un terme en
réalité tout à fait improprié; il n'est acceptable que si l'on raisonne selon un schéma classique gauche-droite. Mais, si l'on essaye de dépasser de clivage, de regarder, au-dela des noms, les vrais idéologies, et de Nicolas Sarkozy, et des mitterandistes qui l'ont rejoint, on remarque qu'elle est pratiquement similaire. Nicolas Sarkozy apparait de plus en plus, en réalité, comme un second Mitterand -il n'a d'ailleurs jamais caché la très grande admiration qu'il vouait à ce dernier.


Leurs méthodes, bien sur, sont déja très similaires. Mitterand s'est fait élire sur une politique de gauche prolétarienne (afin de tuer le Parti Communiste), qu'il n'a finalement pas appliquée. Sarkozy s'est fait élire sur une politique de droite bonaparto-souverainiste (afin de tuer le Front National), qu'il ne semble clairement pas vouloir appliquer. Nicolas Sarkozy sera-t-il le Mitterand de la droite?



En réalité, regarder cela par la politique intérieure serait une erreur. Outre que tous deux sont sur le même modèle (libéral-capitaliste avec régulation), un Président se définit avant tout comme étant le représentant de la France, son chef, et donc, c'est à l'aune de sa politique extérieure, son "domaine reservé", qu'il doit être comparé. Or, force est de constater qu'il existe de très fortes similitudes entre les politiques étrangères de François Mitterand entre 1981-1995, et de Nicolas Sarkozy.

La première, c'est l'atlantisme. Mitterand était connu pour avoir été le plus atlantiste de nos présidents; les socialistes semblent oublier qu'en réintégrant le C.M.I. de l'Otan, Sarkozy n'a fait qu'achever un long processus, commencé sous et par Mitterand. Ce dernier s'est aussi distingué en se faisant le fidèle vassal des Etats-Unis lors de la 1ère guerre du Golfe. 15 ans après, Sarkozy critiquera "l'arrogance de la France" qui s'était opposée, via Chirac et Villepin, à la seconde.

Allant de paire avec cet atlantisme, la méfiance envers la Russie. Alors que De Gaulle, Giscard et Chirac ont été considérés comme des grands amis de ce pays, c'est sous Mitterand que nos liens ont été les plus tendus -avec notamment la fin des fameux "sommets" franco-soviétiques. Force est de constater aujourd'hui, comme on l'a vu lors de l'affaire ossète, que la diplomatie française semble avoir pris, à nouveau, beaucoup de distance avec la Russie.

Autre point important: le rapprochement avec Israel. De même que Mitterand avait critiqué les discours très fermes du Général De Gaulle envers cet Etat, et avait amorcé un rapprochement avec lui immédiatement au pouvoir, Nicolas Sarkozy n'a jamais approuvé la politique pro-arabe de Jacques Chirac. Son arrivée au pouvoir a été l'occasion d'un réchauffement avec Israel (avec notamment la nomination de Kouchner, exigé par Israel en lieu et place de Hubert Védrine, initialement prévu, et jugé trop "pro-arabe").

Il faut y rajouter une politique européenne, voire européïste, très importante. Ceci dit, cette dernière ne venait pas tant de Mitterand, que de Valery Giscard d'Estaing, euro-fédéraliste convaincu; elle a d'ailleurs perduré sous Chirac, mais c'est probablement sous Mitterand et Sarkozy qu'elle a atteint son apogée, symbolisée par Maastricht sous le premier, Lisbonne sous le second.

Enfin, n'oublions pas, de façon plus générale, une politique très "droit-de-l'hommiste", pratiquant régulièrement l'ingérence, officiellement "humanitaire" -mais en réalité toujours politique. L'homme qui symbolise cela, bien sur, n'est autre que le docteur Kouchner, un des plus grands influenceurs de Mitterand (notamment lors de la guerre des Balkans...), et aujourd'hui chef de la diplomatie sarkozyste. Tout se recoupe.



C'est pour cela que, dans le fond, l'arrivée d'un certain nombre d'anciens proches de Mitterand (Kouchner, Attali, Jacques Séguéla, Roger Hanin, Enrico Macias... bientôt Jack Lang?) aux côtés de Nicolas Sarkozy n'a rien pour surprendre. Au-dela des clivages artificiels de parti, une même vision de la France, de la société, du monde, les rassemble. Ce n'est donc pas une ouverture. Juste le regroupement de personnes partageant une même idéologie, et qui étaient jusque la éclatés entre partis.
Et Frédéric Mitterand? Il était mitterandien sous son oncle, chiraquien sous Chirac, ségoliste en 2007, il est devenu sarkozyste sous Sarkozy. Vivement Le Pen ou Besancenot au pouvoir, qu'on le voit se convertir au frontisme ou au trotskysme.
# Posté le mercredi 24 juin 2009 09:53
Modifié le mercredi 24 juin 2009 10:05

Pour tous mes visiteurs...

Pour tous mes visiteurs...

Alors que j'avais quelque peu délaissé ce blog, j'ai eu la grande surprise de le voir affiché en "blog-star", ce qui m'a evidemment incité à le reprendre plus en détails. Avant tout, je voulais remercier l'équipe de Skyblog qui a accepté de l'afficher en tant que "blog-star", alors que je ne me souviens pas leur avoir demandé d'ailleurs. Je voulais aussi remercier tous ceux qui sont passé sur mon blogs, ceux avec qui j'ai pu discuter, débattre, ceux qui m'ont encouragé, ainsi bien sur que mes vieux visiteurs de longues dates, qui ont contribué à faire vivre ce blog même lorsque les visites venaient à manquer.
J'ai reçu énormément de commentaires, et je ne cache pas que ce n'est pas forcément facile à gérer, aussi j'ai décidé de répondre, un peu en vrac, aux principales questions et critiques que j'ai recues.



1) D'abord, non je ne censure pas. Il m'arrive d'oublier de répondre, en revanche, j'ai laissé tous les commentaires, même les plus critiques et les plus violents. Je n'ai censuré que deux types de commentaires: ceux comportant des propos injurieux, racistes ou diffamatoires, parce que la charte de Skyblog m'y oblige, et d'autre part, les commentaires publicitaires sans rapports avec le contenu du site.

2) Puisque certains veulent, très facilement, trop facilement parfois, me coller une étiquette politique, je dirais que je suis gaulliste et républicain. Plus généralement, je suis aussi souverainiste, bonapartiste, jacobin, kemaliste, disraeliste, etc.
Mais je ne suis absolument pas sarkozyste. Je n'ai jamais voté UMP, et je suis la plupart du temps en opposition avec ce parti.


3) D'autre part, je trouve triste d'avoir à le repeter, je ne suis ni extremiste, ni intolérant, ni quoi que ce soit de ce genre. J'expose mes idées, certes de façon très polémique. Mais je n'insulte personne, je comprends très bien qu'on ne soit pas d'accord avec moi et je suis toujours partant pour des débats.

4) NON, CE BLOG N'EST PAS OBJECTIF!! Je l'ai précisé bien en évidence sur la présentation; je l'ai répété des centaines de fois. Ce n'est visiblement pas assez pour certains qui me reprochent encore de prendre parti.
Le but de ce blog est de donner mon avis sur l'actualité (pour ceux que cet avis interesse...), pas de repeter bêtement des dépêches de l'AFP ou des articles de journaux...

5) Je suis prêt à répondre à toute critique, question ou interpellation. J'aime beaucoup discuter avec des gens qui ont des opinions différentes, donc je conseille à ceux qui sont en désaccord avec moi que nous en débattions. Je pense que ce sera plus constructif que les "t un konar jème pas té idés" ou autres "tu dis nimporte koa ça ce voa que tu fé de la propagan2". A bon entendeur...



Encore une fois, merci à tous ceux qui laissent des commentaires et participent à la vie du blog. Je sais très bien qu'à mon âge, je manque terriblement d'expérience encore et de toutes les connaissances qui me permettraient de me considérer comme un spécialiste. Je ne cherche donc pas à imposer mon opinion (d'ailleurs, même un spécialiste ne devrait pas chercher à le faire), je ne dis pas que j'ai raison, je m'interroge juste, et ce site est un espace ou je vous propose de lire mes réflexions et d'en discuter. Je ne prétends pas détenir la vérité absolue. Je donne mon opinion. A vous de voir si elle vous parait pertinente ou non.




# Posté le dimanche 14 juin 2009 15:51
Modifié le mardi 16 juin 2009 13:16

Réaction aux résultats des élections européennes





Une semaine après, il est temps de faire un petit bilan des résultats des élections européennes. Elections malheuresement très sous-traitées durant la campagne par les médias, ce qui est vraiment dommage étant donné les nombreuses observations qu'on pouvait en tirer. Le résultat a été, bien sur, une abstention massive; abstention également dùe au dégout de nombreux electeurs pour un système européen qui n'écoute plus leurs voix et leurs protestations (comme précisé dans la vidéo ci-dessus). D'ailleurs, le scrutin a été une nette victoire pour les forces européïstes et européannistes, ce qui montre bien que l'abstention a été surtout le fait des classes populaires plus eurosceptiques, voire europhobes. Maintenant, en détail, que peut-on retirer de ces résultats?


Une victoire en trompe-l'oeil pour l'UMP

Le parti du Président Sarkozy a bruyamment revendiqué et fêté sa victoire. Certes, ils remportent le scrutin et arrivent en tête. Mais d'abord, il n'ont réuni que 28% des 40% d'electeurs. Ce qui est très peu pour un parti au pouvoir. Surtout, l'UMP a fait l'un des pires, si ce n'est le pire, scores des partis de droite européens. La CDU allemande a en effet obtenu plus de 30% des voix, tandis que la droite de Berlusconi en remportait 35%, et que la droite espagnole écrasait le parti de Zapatero avec plus de 40% des voix. La "victoire" de l'UMP reste donc bien modeste...



La chute du PS

Avec 17% à peine, le PS fait l'un des plus mauvais scores de son histoire. Ce parti paie en grande partie sa compromission avec les autres socialistes européens, ses votes communs avec la droite européenne, le soutien au traité de Lisbonne de Sarkozy, et ses eternelles divisions. Le PS semble bien engagé dans la voie de la marginalisation; il avait déja perdu son electorat populaire. Voila qu'il a été quitté par son electorat bourgeois, qui a massivement rejoint Cohn-Bendit. Dur, dur...



Le succès des Verts... provisoire ou durable?

En talonnant le PS, en écrasant le MoDem, les listes Europe-Ecologie de Danil Cohn-Bendit ont remporté une éclatante victoire. Elles ont profité, aussi bien de l'appui des médias et du soutien tacite de l'UMP, que de la diffusion deux jours avant le scrutin du film alarmiste "Home". Pour autant, réussiront-ils à capitaliser cette victoire? Prendront-ils la place du Parti Socialiste? Ou retourneront-ils dans l'anonymat total bientôt?
Daneil Cohn-Bendit a pu profiter de l'abstention pour faire élire ses listes; il n'est pas sur pour autant que les français soient prèts à soutenir plus longtemps un homme qui est à la fois le symbole vivant de la catastrophe soixante-huitarde, et de l'européïsme méprisant et despotique...

Ici, un excellent article du journaliste Eric Zemmour sur Daniel Cohn-Bendit


La chute du MoDem: les médias ont bien travaillé...

François Bayrou avait joué, trop longtemps, le rôle de l'opposant numéro un à Sarkozy. Et l'UMP, et l'opposition, et les médias, qui appréciaient de moins en moins ses reproches, ont décidé de lui régler son compte une bonne fois pour toute. Ce qui a été fait magistralement, en profitant de son énervement face aux provocations de Daniel Cohn-Bendit.
J'ai été frappé pour ma part, de voir la haine qui s'est abattue sur Bayrou. Le Bayrou élitiste plaisait à tous. Le Bayrou "populiste", celui qui veut sortir du système, déplait fortemment à ce dernier. Qui a profité des elections pour sen débarasser.



La victoire du Front de Gauche

L'autre grand gagnant du scrutin, avec les Verts, est le Front de Gauche de Jean-Luc Mélenchon. Fusion d'un PCF en pleine chute, et d'un Parti de Gauche nouvellement créé, il semblait destiné à l'échec. Les premiers sondages le créditaient de 4%, contre 10% pour Besancenot. Mais l'inversion des chiffres à finalement été défavorable à ce dernier. Mélenchon, lui, a gagné son pari. Alors que la droitisation et les compromissions du PS ont tué ce dernier, il a assumé un discours clairement à gauche, populaire, et républicain. Bien récompensé par un score très honorable de 6,5% (soit à égalité avec le Front National).



Le Front National résiste, mais ne perce pas...

Donné comme mort il y a quelques mois encore, le FN a réussi le triple pari d'obtenir des sièges au Parlement Européen, d'écraser les listes souverainistes concurrentes, et d'arriver devant le NPA comme parti protestataire. Pour autant, il a perdu 4 élus au passage, et fait un score (6,5%) certes honorable, mais moins bon que d'habitude. Il est probable qu'il paye là l'absence de choix plus courageux et innovants, par exemple le refus d'investir Alain Soral tête-de-liste en Île-de-France, ce qui pour moi était une grosse erreur stratégique.
Le FN n'est donc pas mort; mais seule des changements en profondeur lui permettront de revenir pleinement sur la scène politique...



Douloureuse surprise pour Libertas

Le mouvement pan-européen et souverainiste Libertas, dirigé par l'irlandais Declan Ganley, et représenté en France par Philippe de Villiers et Frédéric Nihous, n'a pas réussi à convaincre. Donné au départ à 7%, devant les listes FN, le mouvement n'obtient finalement que 5%; sur toute l'Europe, il n'a pu envoyer qu'un seul député au Parlement Européen: Philippe de Villiers.
Ce dernier a payé cher l'engagement dans l'aventure Libertas, certes attirante au premier regard, mais qui l'a poussé à des choix désastreux (l'éviction de l'excellent Paul-Marie Coûteaux) et à certaines contorsions idéologiques. Dommage pour eux, car le terreau souverainiste était particulièrement fertile...



Le NPA, troisième grand perdant de ces élections

Olivier Besancenot a clairement râté son pari, et ce n'est pas pour me déplaire. Il était crédité de 10% au départ, ce qui l'a même poussé à rejeter la main tendue par Mélenchon pour un rassemblement unitaire. Il l'a payé chèrement, puisqu'il arrive finalement derrière le Front de Gauche, avec seulement 5%, et aucun député au Parlement Européen. Chouchou des médias, il n'a pas pu non plus s'imposer devant Le Pen comme candidat "anti-système", et arrive même derrière son ennemi idéologique, Philippe de Villiers!
Besancenot en aura au moins retiré une leçon: quand on refuse l'alliance, quand on veut faire cavalier seul, il faut être sûr de tenir jusqu'au bout. Sinon, on se retrouve exactement dans ce genre de situation...



Debout La République: pari réussi pour Nicolas Dupont-Aignan

Malgré un quasi-ostracisme politique, le jeune mouvement gaulliste de Nicolas Dupont-Aignan a réussi à réunir près de 2% des suffrages, surpassant notamment Lutte Ouvrière (dont les médias ont pourtant beaucoup plus cité les résultats, que ceux de DLR). Pour un parti aussi jeune, et qui dans certaines régions n'a pas eu le droit de faire campagne régulièrement, c'est un bon début. Reste à savoir si Dupont-Aignan continuera de faire cavalier seul, ou cherchera à l'avenir des alliances avec d'autres souverainistes.



Et du côté de Dieudonné...

Terminons avec un petit tour du côté de la liste anti-sioniste de Dieudonné, dont j'avais à maintes reprises défendu le droit à se présenter -sans pour autant la soutenir. Son score de 1,30% est assez important pour une liste protestataire et assez fantaisiste. Reste à savoir ce qu'ils en feront. Alain Soral réussira-t-il son pari, de convertir Dieudonné au républicanisme souverainiste et anti-communatariste? Affaire à suivre...
# Posté le samedi 13 juin 2009 13:35
Modifié le samedi 13 juin 2009 15:28

Notre nouveau député européen d'Île-de-France...

Article à venir très prochainement, sur les elections européennes et leurs résultats (samedi au plus tard ^^)
# Posté le mardi 09 juin 2009 17:17
Modifié le vendredi 12 juin 2009 09:32

Bayrou, Cohn-Bendit et l'UMP

Depuis hier, la presse se déchaine contre François Bayrou. On parle d'un dérapage, on annonce le début de sa chute. Motif? Agressé par Daniel Cohn-Bendit qui, perdant son calme, le taxait de "minable", il s'est contenté de répondre que, vu certains de ses écrits à carcatère pédophiles, ce dernier était mal placé pour donner des leçons. Contrairement à ce qu'à prétendu la presse, Bayrou est resté très calme, et c'est Cohn-Bendit qui a commencé les injures, en adoptant qui plus est le tutoiement.
Voir le PS prendre la défense de Cohn-Bendit était ecoeurant, pas étonnant. Voir en revanche l'UMP, par simple haine de Bayrou, se mettre à proteger l'anarchiste allemand, était tout bonnement grotesque. Tous plus malhonnètes les uns que les autres, Xavier Bertrand, Michel Barnier, ont usé des arguments les plus ridicules contre Bayrou ("poujadiste", etc.), tout en tressant des lauriers à Cohn-Bendit, un "vrai européen" selon eux.

Pour rappel, Cohn-Bendit est un ancien leader de mai 68, fier d'avoir, à cette époque, pissé sur la tombe du soldat inconnu; il a continué sa brillante carrière en sortant une flopée d'ouvrages à caractère libertaire, au sein desquels il a notamment raconté ses expériences sexuelles avec des petits enfants. Ce qu'il a justifié par la suite par une volonté de "choquer le bourgeois"; manifestement un échec, puisqu'il est devenu la coqueluche de toute la bourgeoisie française. Recemment, il a eu l'occasion de faire parler de lui en faisant le clown au Parlement Européen à propos des JO chinois, appelant notamment à "foutre le bordel à Pékin".

Et c'est cet individu que l'UMP s'est mise à défendre bec et ongle; on se dit décidemment, que ceux qui se proclamment les héritiers du gaullisme et des valeurs de droite sont tombés bien bas... Mais en même temps, cela ne fait que corroborer ce que dénonçait le président du MoDem: la proximité entre l'UMP et "Dany le Rouge".
Notons par ailleurs la partialité durant l'émission d'Arlette Chabot, émission au cours de laquelle Marine Le Pen, François Bayrou et Mélenchon se sont retrouvés unis dans leur critique du traitement médiatique de la campagne.


Quand à François Bayrou, espérons que cette mésaventure lui ouvre les yeux sur celui aux cotés duquel il avait défendu la Constitution Européenne au printemps 2005...




Ci-dessous, sans grand rapport: un petit débat sympa sur les européennes; les candidats affrontent ici une bande de lycéens bobos du Lycée Balzac. Durant la seconde partie de l'émission, ces derniers ont d'ailleurs été particulièrement odieux avec le représentant du FN, Gollnish, l'un d'eux (Léo, grand lecteur par ailleurs de Charlis Hebdo) l'ayant même traité d'idiot...
Quelques moments plaisants: à 51 minutes 30, Mélenchon excédé remet l'un d'eux en place. A 60 minutes 30, l'un des intervenants semble ignorer l'importance du traité de Lisbonne dans le débat européen.
# Posté le samedi 06 juin 2009 09:54
Modifié le mercredi 10 juin 2009 16:48

Sanctionner les bloqueurs de fac? Je dis oui!



Je ne suis pas un afficionados de la repression; par exemple, j'ai trouvé incroyablement indécent la plainte déposée par certains patrons contre leurs employés qui les avaient "sequestrés" (en réalité, retenu dans leurs bureau quelques heures). Mais, étant donné qu'il y a une grosse différence entre l'ouvrier qui va se faire jeter dehors par la faute de l'incompétence de son patron, et l'étudiant bobo qui a décidé de faire passer ses idées à la FAC, je suis favorable à la prise de sanction contre les étudiants qui ont organisé les blocages de FAC.



D'abord, il ne s'agit pas pour moi de défendre la loi Pécresse. Je ne connais pas ce dossier, à ce que j'ai entendu, la loi ne semble pas terrible, et largement inspirée par d'anciens projets socialistes (ce qui expliquerait le silence du PS sur le sujet...) Mais peu importe!

Aussi justifiées que soient des revendications, aussi belles que soient des idées, les imposer par la force, et la violence, m'apparait comme un acte profondément anti-démocratique. Mais surtout, il faut noter que les principales victimes des bloqueurs, n'ont pas été le gouvernement, ou Pécresse... mais bien les autres étudiants!

Et l'on s'est retrouvé, paradoxalement, devant une nouvelle version de la lutte des classes.
Entre, d'un côté des bloqueurs ayant des moyens de se payer des études parallèles, ou de rater leur année, qu'ils savent qu'ils pourront toujours compter sur la situation de leurs parents par la suite, et n'hésitent donc pas à gâcher l'année de toute leur promotion. Et, de l'autre, des étudiants venus de classes moyennes ou prolétaires, souvent boursiers, ayant parfois du louer un appartement pour l'année, et qui, par l'égoïsme des bloqueurs, ont perdu leur année, et tous les frais engagés dedans.


Si l'on veut faire de la politique, on vote, on va dans un parti, une association, ou autre. On ne le fait pas à la FAC; le terme même de "grève étudiante" est une aberration, puisque les étudiants ne fournissant rien à la société, ils ne peuvent pas "arreter la production". Au contraire, ils reçoivent un service; et s'ils veulent arreter d'en bénéficier, ça ne gène personne.
En aucun cas, des étudiants ne devraient avoir le droit d'empecher leurs collègues, qui eux n'ont pas les moyens de rater leur année, d'aller suivre les cours. C'est de l'égoïsme pur et dur, sur le mode "tant pis si toute la FAC rate son année, du moment que mes idées triomphent, et vu que j'aurais toujours les moyens de rattraper cet échec".


C'est pour cette raison, parce qu'ils ont sciemment gâché l'année de milliers de leurs camarades, parce qu'ils ont causé bien plus de dégat que n'importe quelle loi n'aurait pu en faire, parce qu'ils ont cru que leur situation privilégiée leur donnait le droit de démolir l'année de tous les autres, que je suis favorable à des sanctions envers les meneurs des blocus universitaires; ainsi d'ailleurs qu'envers les Présidents d'Université qui ont refusé de faire débloquer leurs établissements, ont donc failli gravement à leur devoir, et ont aujourd'hui le culot de déplacer les examens, empiétant sur les vacances de beaucoup d'étudiants.


PS: notez que le pauvre "Teddy" de la vidéo s'exprime avec autant d'éloquence qu'une quiche lorraine...
# Posté le mardi 26 mai 2009 10:38

Moscou, 1936... Euh, pardon, France, 2009

Certains risquent ici de me prendre pour un electeur de Dieudonné, ce que je ne suis pas, simplement ce genre d'émission-procès me dégoute assez, je dois l'avouer. On doit saluer d'ailleurs à ce sujet l'attitude d'Elisabeth Levy qui, elle, accepte la confrontation avec la liste de Dieudonné par le dialogue et le débat argumenté, et est l'une des seules...

A 5 minutes 55, premier gros mensonge, personne ne s'est déclaré "antisémite" dans la salle, peut-être certains le sont-ils, mais personne ne l'a "déclaré" (mais c'est ce que croira le bon citoyen consommateur de médias qui assistera à l'émission...)
Que l'on admire au passage, la proximité d'esprit entre le "vieux sage"du MRC (dénoncer le communautarisme noir quand on soutient Taubira, célèbre pour sa loi mémorielle sur l'esclavage, c'est quand même l'hôpital qui se fout de la charité...) et le jeune UMP aux dents longues...
Comme
conclut Paul Amar: Dieudonné devrait s'inspirer de Obama, puisqu'il est métis, eh bien il doit arreter de faire de la politique, et revenir jouer le bon noir de service, militant de SOS Racisme et anti-FN, qu'il était dans le passé. En effet, si l'on autorise maintenant les noirs à avoir leurs propres idées politiques, ou va-t-on ma bonne dame???
(<= c'est triste d'avoir à le préciser, il s'agit ici d'ironie, ça me semblait tellement evident...)

A 11 minutes 30, on apprend que le Kamarad Dieudonné a sûrement l'esprit un peu dérangé, et que probablement un séjour psychiatrique lui ferait le plus grand bien. Notre journaliste de Charlie Hebdo abonde dans ce sens, probablement pour elle un camp de rééducation culturelle serait-il du plus grand bien pour Dieudonné, ainsi reviendrait-il jouer son rôle normal de bon militant, anti-raciste de gauche, et multiculturaliste.
J'ai une meilleure idée encore. Nous pourrions organiser de grands "procès de Paris" ou les membres de cette liste seraient jugés pour crimes contre le peuple (élu?) et la grande patrie du socialisme... Avec le Camarade Guéant en procureur, Charlie "La Pravda" Hebdo en grand soutien de l'accusation, et le PS en témoin pour une objectivité maximale...
# Posté le lundi 18 mai 2009 05:26
Modifié le mercredi 10 juin 2009 12:01

Scandale: Claude Guéant veut interdire les listes de Dieudonné

Scandale: Claude Guéant veut interdire les listes de Dieudonné


Sur la radio communautaire "Radio J" ce matin, Claude Guéant exprimait la possibilité de faire interdire les listes anti-sionistes de Dieudonné et Alain Soral.
B
ien qu'étant moi-même anti-sioniste (et contre tous les autres intégristes d'ailleurs...), je ne voterai pas pour ce genre de liste, préférant donner ma voix à des candidats souverainistes ou gaullistes (euroennes obligent...) Néanmoins, il m'apparait comptement hallucinant qu'en mocratie, l'on puisse se permettre d'interdire à des candidats de concourir, parce que l'on aime pas leur discours!

Que leur reproche-t-on? D'être anti-sioniste? Mais l'ONU a plusieurs fois défini le sionisme comme une doctrine raciste! Les dérapages de leurs membres? Mais dans ce cas, beaucoup de listes FN, UMP, PS, ont le même genre de choses à se reprocher. De cacher derrière l'anti-sionisme, de l'antisémitisme? C'est faire du procès d'intention, d'autant que la présence de juifs sur ces listes rendent difficile l'hypothèse.
De toute manière, c'est, en démocratie, aux electeurs de juger les candidats, non aux politiciens ou à la justice.



En fait, je me suis longtemps demandé, ce que le PS et l'UMP avaient tant à reprocher à Dieudonné. Et je crois que j'ai fini par comprendre.
En Ile-de-France, un des electorats stratégique, parce que très instable, est celui de la banlieue. Pour être sûr d'attirer ces voix, le Parti Socialiste s'est probablement dit (par esprit communautariste?) qu'il fallait présenter en tète de liste un candidat issu d'une "minorité visible", et, en prime, ancien de SOS Racisme! Ce candidat miracle, c'est Harlem Desir! L'UMP a suivi le mouvement, en présentant Rachida Dati en deuxième position.

Et voila que patatras! se présente en Île-de-France un candidat, métis, à la tète d'une liste "black-blanc-beur-athée-chrétien-musulman-juif", et qui plus est, pro-palestinienne, donc, suceptible d'attirer la sympathie des musulmans, relativement nombreux dans les banlieues.
Tout l'electorat qui était visé par la stratégie "Harlem Désir/ Rachida Dati", risque de partir dans cette liste! La seule solution maintenant, pour l'UMP et le PS, c'est ou de l'interdire (UMP), ou de faire de la surenchère contre Dieudonné (Harlem Desir).

Moi, cette affaire commence à me plaire. Il est probable, que ce n'est pas aux souverainistes, aux gaullistes ou aux nationalistes, que cette liste prendra des voix... mais bien à un electorat qui, sinon, aurait pu être tenté par le vote Harlem Désir. Donc, rien que pour ça, j'espère que les manigances de Guéant ne parviendront pas à la faire interdire...
# Posté le dimanche 03 mai 2009 16:36

Affaire Elise: un parti-pris en faveur du père?

Affaire Elise: un parti-pris en faveur du père?


Sachant ,
que le père d'Elise avait lui-même enlevé sa fille en Russie auparavant,
qu'il ne cesse de l'exposer devant les caméras alors qu'elle a besoin de repos et de paix,
qu'il dit aussi à sa petite fille du mal de sa mère, alors que tout le monde sait que c'est très perturbant pour un jeune enfant,
qu'à cet âge, un enfant a besoin de sa mère encore plus que de son père, surtout que c'est avec sa maman qu'Elise a passé les 6 premiers mois de sa vie...
...n'avez-vous pas l'impression que les médias français ont pris parti de façon très arbitraire en faveur du père?

Je ne dis pas que l'un ou l'autre a raison ou tort, mais juste que nos médias m'ont semblé (soit par chauvinisme, soit par russophobie, soit sous la pression des lobbys feministes prétendant qu'un père serait l'équivalent d'une mère...) très peu objectifs dans cette affaire...
# Posté le lundi 20 avril 2009 05:00
Modifié le mercredi 10 juin 2009 16:56